Marwa Loud : «Mon premier show, c’est une petite chicha à Paris»

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Cette jeune chanteuse de 21 ans, star des ados avec son titre «Fallait pas», n’arrive pas à croire à son succès fou. Mais elle en profite. À fond.

Il n’y a pas que les festivals en été… il y a aussi les boîtes de nuit. Les fans de Marwa Loud, 21 ans, n’ont pas pu la croiser à Solidays ou aux Francofolies… mais au Shine Club, en Vendée, ou au Végas, à Saintes (Charente-Maritime). En juillet, la nouvelle star des ados, qui cumule près de 4 millions de vues sur sa chaîne YouTube tous les jours, se produit en showcase bien après… minuit !

Si beaucoup ne la connaissent pas encore, la jeune femme à la longue chevelure noire de jais est devenue incontournable à la radio, à la télévision ou sur les réseaux sociaux, où elle est suivie par des millions d’internautes. Son premier album, « Loud », cartonne.

« Nous ne sommes pas loin des 200 000 exemplaires, j’ai eu un disque de platine, mais cela ne me paraît pas énorme sur 67 millions de Français », s’amuse-t-elle. Son quotidien ? Enchaîner les soirées en boîte de nuit où elle chante sans musicien, accompagné d’un DJ. À chaque fois, elle affiche complet. « Avant, j’étais programmée vers 1 heure du matin, mais le temps que tout le monde rentre, il est 3 heures au minimum… », explique-t-elle.

Avec son micro façon diamants gravé de ses initiales, Marwa Loud sait y faire. Il est 4 heures, au Shine Club, une boîte de nuit dans la zone industrielle de Saint-Hilaire, en Vendée, quand elle rentre en courant dans le bâtiment où il fait 40 °C. Dansant dans tous les sens, elle harangue la foule qui chante à tue-tête ses tubes. Aux premiers rangs, un océan de portables la filment, des jeunes filles explosent en larmes. Avec son tube « Fallait pas » et ses 97 millions de vues sur YouTube, la jeune femme d’origine marocaine a passé un cap.

Sa formule magique fait des ravages : une pop urbaine, des mélodies entêtantes, une personnalité de bonne copine souriante.

« Cette image cool, certains l’intègrent un peu trop, blague-t-elle. En boîte, il y en a qui me collent, ils ont transpiré et, comme je suis maniaque, j’ai peur d’attraper des microbes (elle explose de rire). J’ai dû embaucher un garde du corps… » Nécessaire pour éviter les débordements. « Entre deux shows, je voulais faire un crochet au McDo de Caen. Une petite fille m’a reconnue… Quelques minutes après, c’était une émeute d’une centaine de personnes. J’ai commencé à faire des photos et j’ai craqué, je me suis mise à pleurer. Je leur disais : Mais laissez-moi au moins manger. Cela peut être fatigant. Mais par respect, c’est impossible de refuser une photo. Je suis fan de Diam’s, si je l’avais croisée, je lui aurais demandé… »

«Ma grande sœur Safa ne me quitte jamais»

Avec sa tribu, elle parcourt la France dans son Viano, un van noir Mercedes. « Ma grande sœur Safa, plus âgée de seize mois, ne me quitte jamais. Elle n’a pas de rôle bien défini. Elle ne sert à rien, professionnellement, mais elle m’est primordiale. On rigole et on fait du shopping, c’est sa passion. Elle me fait du bien, mais elle me ruine (elle rit) ! »

Elles vont comme tout le monde dans les chaînes… mais la chanteuse concrétise aussi des fantasmes. « Je kiffe Louis Vuitton et, avant, je n’avais pas les moyens, confie-t- elle. Après quatre visites à la boutique des Champs-Elysées, une vendeuse m’a reconnue. On nous a fait monter dans une suite, il y avait des macarons, avec la vue sur tout Paris. Même si je n’assumerais pas de le refaire, c’était plus qu’un rêve, c’était comme dans les films ! »

L’ascension a été ultrarapide. « Mon premier show, c’était une petite chicha à Paris, se rappelle Marwa. Il y avait 300 personnes. À l’automne, je fais l’Olympia, les gens me demandent si je suis stressée, mais ce n’est que 2500 personnes. J’ai fait des centaines de dates avec plus de monde. » D’ici-là, elle aura aussi lancé une websérie sur son quotidien, diffusée sur YouTube. Infatigable.

DANS SA VALISE

La chanteuse Marwa Loud dans son van de tournée, avec ses peluches. (LP/Yann Foreix)

« Mon objet fétiche ? Il me faut une peluche. J’en ai une centaine ! Ce sont mes enfants. Et Nénéphant ne me quitte jamais, c’est MON bébé ! C’est un doudou d’adultes. Si je ne l’ai pas avec moi, je vais être triste, mais je n’irai pas jusqu’à pleurer (rires). J’ai besoin de savoir qu’il est à côté. Quand je vois des adultes qui sucent leur pouce, je me dis qu’ils font pitié, du coup je demande à mon équipe si je ne fais pas pitié ! Je leur demande : Vous comprenez que j’en ai besoin ? Ce n’est pas pour me donner un style. Ils me disent : C’est pas pareil avec toi, alors je suis rassurée (rires) ! »

BIO EXPRESS

  • 12 décembre 1996. Naissance de Marwa Loud, de son vrai nom Marwa Outamghart, à Strasbourg.
  • 1er janvier 2017. Sortie du clip « Temps mort », son premier morceau.
  • Février 2017. Premier showcase au Crystal Lounge, un bar à chicha de 300 personnes.
  • 9 mars 2018. Sortie de son premier album, « Loud ».
  • 30 juillet 2018. Marwa Loud fait son premier concert à Alès (Gard).
  • Août 2018. Sa chaîne YouTube cumule 244 millions de vues.
  • 5 octobre 2018. Marwa Loud remplira son premier Olympia.

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